Les organismes de placement collectif en valeur mobilières

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Ce site a pour objectif de livrer des informations sur les OPCVM et sur la gestion d’actifs au sens large.

Au travers d’Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières, la gestion collective pour compte de tiers va viser les particuliers, les entreprises, les investisseurs institutionnels, les associations… pour répondre à leur objectif en termes de risque et de performance. Ce sont les deux concepts fondamentaux de la gestion d’actifs, qui dans l’idéal doivent assurer au client la meilleure performance pour le risque minimum. Pour se rapprocher de la théorie, les gérants travaillent sur différentes classes d’actifs afin de capter des moteurs de performances divers et par la même occasion de diversifier leur portefeuille.

Sur cette page, nous allons commencer par définir les deux grandes familles d’OPCVM (les SICAV et les FCP) puis nous intéresserons au développement des OPCVM en France ces dernières années en lien avec le développement de la gestion d’actifs pour compte de tiers traité dans un article précédent.

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Les différentes catégories d’OPCVM

Premièrement on distingue deux grandes catégories d’OPCVM : les Sociétés d’Investissement à Capital Variable et les Fonds Communs de Placement. Des différences sont à noter mais une chose reste commune, l’un comme l’autre, ces produits financiers doivent être agréés par l’Autorité des Marchés Financiers avant de pouvoir être commercialisés.

 

La Société d’Investissement à Capital Variable :

Contrairement aux fonds communs de placement, les SICAV sont des sociétés et détiennent donc la personnalité morale. Les SICAV sont créées en général par un établissement de crédit (banques, sociétés d’assurances…). La SICAV peut décider de gérer elle-même les actifs qu’elle détient (peu fréquent) ou de déléguer ce rôle à une société de gestion de portefeuille.

La réglementation générale des Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières leur est applicable mais il y a cependant certaines particularités :

–          A la création le capital initial doit être au minimum de 8 000 000€.

–          La SICAV de par sa qualité de société, émet des actions.

–          Les actionnaires auront le droit de vote aux assemblées générales annuelles.

–          La SICAV est dirigée par un conseil d’administration et les dirigeants sont élus par les actionnaires en assemblées générales.

–          Elle ne doit pas détenir plus de 10% du capital social d’une autre société.

–          Les revenus peuvent être distribués ou capitalisés, c’est-à-dire réinvestis dans l’actif de la SICAV.

 

Le fonds communs de placement :

La présentation des fonds communs de placement ne sera volontairement pas traitée ici puisqu’une page leur est totalement consacrée.

 

Les différences majeures entre une SICAV et un FCP sont les suivantes :

Premièrement, le capital initial nécessaire à la création d’un FCP est de 400 000 €, de ce fait la gestion est souvent plus spécialisée (sur un pays ou un secteur par exemple) mais le risque peut également être plus élevé.

De plus, contrairement à une SICAV, un FCP n’a pas d’obligation de diffusion publique d’information. Cependant pour des raisons commerciales, les clients sont tenus au courant des évolutions potentielles.

Pour les clients, la différence entre une SICAV et un FCP reste peu parlante. En effet, dans un cas ils seront actionnaires de la société et dans l’autre porteurs de parts du fonds commun de placement. Cependant dans les deux cas, ils pourront profiter de la liquidité de leurs investissements lorsqu’ils le souhaitent. Il convient de s’intéresser plutôt aux actifs détenus par l’OPCVM choisi.

Ainsi, avant de s’intéresser au développement des OPCVM en France depuis plusieurs années, voyons quelles sont les grandes catégories d’OPCVM définies par l’Autorité des Marchés Financiers. On dénombre 6 classifications principales d’OPCVM :

  • Les OPCVM actions : avec les actions françaises, des pays de la zone euro, des pays de l’Union Européenne, internationales.
  • Les OPCVM obligations et autres titres de créances : avec ceux libellés en euros et les obligations et titres de créances internationaux.
  • Les OPCVM monétaires : avec une distinction entre les monétaires et monétaires courts termes.
  • Les OPCVM diversifiés.
  • Les OPCVM de fonds alternatifs.
  • Les OPCVM à formule.

 

L’ensemble de cette classification tend à informer les investisseurs sur l’exposition à certains marchés et sur le risque de ces OPCVM. Le Document d’information clé pour l’investisseur mis en place par l’AMF depuis le 1er Juillet 2011 permet de fournir des informations exactes, claires et non trompeuses aux investisseurs. Ce document est obligatoire pour tous les OPCVM coordonnés (commercialisés en Europe) créés à partir du 1er Juillet 2011. De plus, l’AMF a définit l’échelle de risque et de rendement associé suivante :

ECHELLE rendement risque

 

Afin de définir le profil de risque et la situation sur l’échelle de tel ou tel OPCVM, un indicateur synthétique de risque et de rendement est calculé selon les dispositions définies par la directive Européenne UCITS IV. Concrètement, celui-ci est basé sur les volatilités des cours passés ainsi que sur les types de risques encourus. Ce profil de risque pourra donc évoluer dans le temps mais un OPCVM actions restera toujours plus risqué qu’un OPCVM monétaire et son profil de risque s’approchera de 7.

Bien que l’AMF ne définisse que 6 classifications majeures présentées ci-dessus, le site Morningstar, spécialisé dans le classement d’OPCVM et dans l’information financière, en propose des centaines comme nous pouvons le voir en consultant le palmarès des OPCVM sur Boursorama. Avec par exemple, des Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières matières premières – Agriculture, actions Afrique et Moyen-Orient, immobilier – indirect Asie ou encore à horizon 2016-2020, 2026-2030, 2036-2040…

 

Le développement des OPCVM en France

Comme nous l’avons vu dans l’article dédiée à l’industrie française de la gestion pour compte de tiers, les créations de sociétés de gestion de portefeuille sont toujours en augmentation alors que les encours gérés sont en baisse depuis la crise financière de 2007. Qu’en est-il du nombre d’OPCVM agréés en France ?

Évolution nombre OPCVM en France

Comme le montre ce graphique, le nombre de FCP est en baisse nette sur l’année 2011 alors que le nombre de SICAV est en légère augmentation. Ce deuxième graphique à suivre présente le nombre d’agréments délivrés, c’est-à-dire le nombre de création d’OPCVM, qui sur l’année 2011 suit également la tendance baissière. Cependant certaines classifications tirent leur épingle du jeu : les OPCVM diversifiés avec 276 agréments délivrés et les OPCVM de fonds alternatifs avec 11 agréments délivrés.

 

Évolution nombre OPCVM en France par classification

Alors que fin 2008, on dénombrait environ 7700 fonds communs de placement, début juin 2013, leur nombre approche des 6700. De leur côté, les SICAV sont plus nombreuses avec au total environ 6800 sociétés.