Le risque et le rendement en gestion d’actifs

Rendement et risque

Rendement et risque

Pour commencer, le risque provenant du latin « resecum » (ce qui coupe), est quelque chose que l’on cherche toujours à réduire car il est assimilé comme étant négatif.

En termes d’investissement financier, le risque de marché est une perte financière liée aux fluctuations des cours des titres financiers (la volatilité), qui peuvent évoluer défavorablement. Pour l’investisseur plus la volatilité est élevée plus le rendement (l’espérance de gain ou de perte) est élevé. Il ne peut y avoir de rendement sans prise de risque.

Il convient de mentionner que le risque d’un instrument financier va être interprété de manière différente selon le point de vue de la finance classique ou de celui des adeptes de la finance comportementale.

En effet pour ces derniers, la volatilité qui va mesurer l’ampleur des variations du cours de l’instrument financier entre deux dates n’est pas optimale. Une action ayant une volatilité faible sera considérée comme non risquée, cependant pour la finance comportementale l’orientation de son cours à la hausse ou à la baisse doit également être prise en compte.

La finance classique va donc interpréter le risque comme étant l’aversion au risque (la volatilité) et la finance comportementale comme l’aversion aux pertes. Pour un investisseur ces deux approches complémentaires seront intéressantes à prendre en compte.

Il est important également de signifier qu’il n’existe pas qu’un seul type de risque sur les marchés financiers. En effet, on peut citer :

 

  • Le risque de crédit : dans le cas de détention de titres de créances, il est possible que l’emprunteur fasse faillite. Dans l’intérêt des investisseurs, les agences de notation vont mesurer ce risque et attribuer aux emprunteurs une note en fonction de leur capacité à rembourser.
  • Le risque de liquidité : peu commun pour les investisseurs en OPCVM, ce risque représente l’impossibilité de trouver une contrepartie à l’achat ou à la vente.
  • Le risque opérationnel : c’est le risque de perte liée à un défaut du personnel, procédural, technique en interne ou en externe. L’affaire Kerviel est un exemple concret du risque opérationnel.
  • Le risque systémique : c’est le risque de faillite générale subis par l’ensemble des acteurs des marchés financiers. L’investisseur de talent Georges Soros l’aborde dans le documentaire Inside Job (2010) rappelant : que les marchés financiers sont comme des pétroliers supertankers, ils sont immenses, il faut donc les cloisonner, pour que le pétrole qu’ils contiennent, agité par la tempête, ne fassent pas chavirer le bateau tout entier.

 

Pour contrer l’ensemble de ces risques, la réglementation à évolué avec le premier comité de Bâle en 1974, un encadrement plus stricte de la part de l’AMF (notamment concernant la gestion collective pour compte de tiers) ou encore la mise en place d’un Conseil de stabilité financière au sein de l’Union Européenne.

La performance et le risque sont donc étroitement liés. C’est un couple qu’il faut chercher à optimiser et pour cela les gérants vont s’appuyer d’une part sur leurs outils techniques et d’autre part sur les modèles mathématiques d’analyse du couple rendement/risque. Leurs résultats vont par la suite leur permettre de sélectionner les actifs financiers qui composeront le fonds commun de placement.

 

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1- Les outils de mesures du risque

2- Les outils de mesures du rendement