Les fonds communs de placement

Fonds communs de placement graphique

Les fonds communs de placement (FCP) ont véritablement attiré l’attention des investisseurs particuliers durant les années 1980 et 1990. Les performances des fonds atteignaient des records et les gains financiers également. Le regroupement de capitaux à des fins d’investissements a été néanmoins observé bien avant ces dates.

 

L’origine de ces placements financiers

Les historiens ne sont pas unanimes sur l’origine des fonds communs de placement. Certains évoquent Adriaan van Ketwich, un marchand Néerlandais qui en 1774 a encouragé les investisseurs à se réunir pour former un fonds commun d’investissement. Le contexte faisait suite à la crise de 1772-1773 causée par des faillites bancaires en Angleterre et en Écosse. L’objectif premier de ce fonds (dont le nom traduit du Néerlandais Eendragt Maakt Magt, veut dire l’union fait la force) était de permettre aux petits investisseurs de diversifier leurs actifs.

Le concept de s’unir pour investir s’est ensuite développé en Suisse, en Écosse puis en France et au Royaume-Uni. L’idée est parvenue aux États-Unis dans les années 1890 avec le premier fonds d’investissement à capital fixe : The Boston Personal Property. Le fonds commun de placement moderne que l’on connaît a également vu le jour à Boston en 1924 avec The Massachusetts Investors Trust.

En effet, ce fut le premier fonds à capital variable permettant à tout moment aux épargnants de souscrire ou de racheter des parts. La popularité de ce placement fut immédiate puisqu’après un an d’existence, son encours total était passé de 50000 dollars à 390000 dollars. Depuis, comme nous l’avons vu précédemment la demande a été croissante de la part des investisseurs.

Fonds communs de placement graphique

 

Les différents types de fonds communs de placement :

Les fonds communs de placement peuvent être investis dans divers actifs afin d’être adaptés à de nombreux profils d’investisseurs. Certains voudront prendre des risques afin de rechercher une augmentation de leur capital de départ alors que d’autres préféreront obtenir des revenus réguliers dans le temps.

Il faut donc trouver un fonds commun de placement qui convienne à son profil d’investisseur. Il est important de comprendre que chaque fonds commun de placement a un couple rendement/risque différent. En général, plus le retour sur investissement potentiel est élevé, plus le risque encouru est élevé. Même si certains fonds ont des niveaux de risques plus faibles que d’autres, ils s’exposent tout de même à un certain risque : ce n’est pas possible de l’éliminer totalement.

Chaque fonds a un objectif d’investissement, consultable dans son prospectus, qui délimite les actifs dans lesquels il sera investi. Nous allons passer en revue les principales, en commençant par la moins risquée vers la plus risquée.

  • Les fonds monétaires : des instruments de dettes à court terme sont échangés sur les marchés financiers, en majorité des bons du Trésor, des certificats de dépôt ou des billets de trésorerie. Ce sont des placements peu risqués qui n’afficheront logiquement pas des rendements importants. Ces derniers sont directement liés au taux directeur fixé par  la Banque centrale européenne, l’indice de référence de la plupart des fonds monétaires est l’EONIA. Dans le contexte actuel (en 2013), les fonds monétaires affichent des performances très faibles étant donné le faible taux de l’EONIA.
  • Les fonds obligataires : les fonds obligataires sont composés d’obligations d’États ou d’obligations d’entreprise. Les premières peuvent être plus ou moins risquées et donc plus ou moins rémunératrices, les obligations d’États européens le seront par exemple moins que les obligations d’États émergents. Bien que ces fonds puissent gagner en valorisation, leur premier objectif est de délivrer un revenu constant dans le temps qu’on appelle le coupon.
  • Les fonds diversifiés : ces fonds proposent un équilibre entre sécurité, revenu et appréciation du capital. La stratégie des fonds diversifiés est d’investir dans une combinaison d’actifs monétaires, d’obligations et d’actions. Souvent, le poids de chaque classe d’actifs peut osciller entre un seuil maximum et un seuil minimum.
  • Les fonds actions : cette catégorie de fonds est la plus vaste. Bien que plus risquées, les actions sont aussi l’une des classes d’actifs les plus rémunératrices. Ces fonds sont particulièrement appréciés des investisseurs du fait des multitudes stratégies d’investissement qu’ils proposent.

 

Outre ces grandes classifications des fonds commun de placement basées sur les classes d’actifs (nous laisserons volontairement de côté les fonds alternatifs et à formule sur cette page), les fonds sont aussi classés selon d’autres critères (sous-classification en fonction des actifs en portefeuille ou des styles de gestion des gérants des sociétés de portefeuilles) :

  • Des fonds sectoriels qui vont être investis sur un secteur d’activité en particulier (les matières premières par exemple), qui vont se concentrer sur un thème d’investissement (les défis du 21ème siècle par exemple avec des valeurs du secteur de la santé, de l’énergie… ou le thème ISR) ou investir dans une zone géographique précise.

 

Essentiellement en gestion actions, nous allons trouver des FCP différents en fonction des classifications des sociétés (taille et potentiel de croissance) :

  • Des fonds dits value qui vont chercher des actions de sociétés de qualité dont la valeur en bourse est faible à un instant donné. Ces sociétés sont traditionnellement caractérisées par de faibles : PER, ratios cours de l’action/valeur comptable et rendements en dividendes. Les gérants cherchent, grâce à ces investissements, à capter une appréciation du capital à long terme.
  • Des fonds dits growth qui vont investir dans des valeurs qui sont en croissance depuis plusieurs années. Les gérants parient sur l’augmentation des bénéfices de ces sociétés dans le temps et donc de leur cours de bourse.
  • Des fonds dits blend : ce sont les fonds qui sont investis dans des sociétés qui ne sont ni considérées comme étant value ni growth, on les situe donc entre les deux.
  • Des fonds petites capitalisations : les fonds sont investis en actions de sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d’euros. Étant donné leur marge de croissance importante, les rendements de ces investissements peuvent être plus élevés ceux des grandes capitalisations.
  • Des fonds grandes capitalisations : les fonds sont investis en actions de sociétés dont la capitalisation boursière est supérieure à 5 milliards d’euros. Ce sont des sociétés assimilées comme moins risquées avec des bases financières solides et qui sont bien implantées dans leur secteur d’activité.

Entre ces deux types de sociétés, on trouve logiquement les moyennes capitalisations.

Nous pouvons prendre l’exemple de la société l’Oréal dont la capitalisation boursière est supérieure à 81 milliards d’euros (au 01/05/2013) et dont les résultats nets sont en augmentation constante depuis 2009. Elle est considérée comme une grande capitalisation growth.

Pour finir, nous pouvons citer les fonds internationaux qui ont pour vocation d’être composés d’actifs diversifiés sur l’ensemble des marchés internationaux (obligations internationales, actions internationales…).

Ces fonds permettent de capter des moteurs de performances différents, avec par exemple des zones géographiques en plein développement (Asie du Sud-est, Amérique Latine…). Les profils des investisseurs sont donc variés mais les fonds communs de placement également et permettent ainsi de répondre aux besoins exprimés par les clients.